Que signifie le classement PA sur les écrans solaires ?
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PA veut dire « Protection Grade of UVA » : cette notation, allant de PA+ à PA++++, indique la force de protection d’un écran solaire contre les rayons UVA, ceux qui accélèrent le vieillissement de la peau et pénètrent le plus profondément dans le derme. Plus il y a de « + », plus la protection UVA est élevée. Le PA ne remplace jamais le SPF, qui mesure lui la protection contre les UVB : les deux indices se complètent et doivent être lus ensemble sur l’étiquette.
En bref:
- Le système PA évalue la protection UVA d’un écran solaire, allant de PA+ à PA++++, basé sur une mesure en laboratoire appelée PPD.
- Une protection PA+++ ou PA++++ est recommandée pour une utilisation prolongée en extérieur, surtout en cas d’exposition longue ou intense.
- La combinaison d’un indice SPF élevé et d’un PA élevé reste essentielle, car ils protègent respectivement contre UVB et UVA, qui ont des effets différents sur la peau.
- La mention « broad spectrum » est un indicateur fiable pour vérifier une protection UVA en dehors du classement PA, notamment en Europe et aux États-Unis.
- La valeur PPD précise offre une meilleure compréhension du niveau de protection UVA qu’un simple indice PA, mais elle reste peu répandue dans la majorité des produits.
Table des matières
- Comment le PPD transforme un test de laboratoire en classement PA
- PA et SPF : deux mesures, un seul objectif de protection
- Comment choisir et appliquer un écran solaire selon son PA
- Ce que le classement PA ne vous dit pas
- Ce que disent les normes et la recherche sur la protection UVA
- Le regard de Hbps-beauty sur la lecture des étiquettes solaires
- Trouver le bon écran solaire sur Hbps-beauty
- Sources
- Questions fréquentes
Comment le PPD transforme un test de laboratoire en classement PA
Derrière chaque symbole « + » se cache une mesure de laboratoire nommée PPD, pour Persistent Pigment Darkening (assombrissement pigmentaire persistant). Le principe est simple sur le papier, plus technique en pratique : on expose une zone de peau protégée par le produit à une dose de rayons UVA, puis on observe combien de temps il faut pour que la peau commence à bronzer ou à foncer par rapport à une zone non protégée. Le rapport entre les deux temps d’exposition donne la valeur PPD.
Cette valeur est ensuite convertie en classe PA selon des seuils précis. C’est là que la notation devient lisible pour le consommateur, même si elle perd un peu de sa précision scientifique en chemin :
- PPD entre 2 et 3 : le produit reçoit la mention PA+, une protection UVA légère.
- PPD entre 4 et 7 : la mention passe à PA++, une protection modérée.
- PPD entre 8 et 15 : PA+++ correspond à une protection élevée, adaptée à un usage régulier en extérieur.
- PPD à partir de 16 : PA++++ signale la protection la plus élevée reconnue par le système, avec un blocage estimé des UVA autour de 94 % selon les seuils PPD couramment utilisés dans l’industrie.
Chaque niveau supérieur correspond grosso modo à un doublement de la protection UVA, ce qui explique pourquoi l’écart entre PA++ et PA+++ n’a rien d’anecdotique. Ce système n’est pas né en Europe ni aux États-Unis. Il a été développé au Japon par l’industrie cosmétique locale avant de s’imposer comme standard dans une grande partie de l’Asie de l’Est, notamment en Corée du Sud, où la culture K‑Beauty en a fait un critère d’achat aussi naturel que le SPF pour les consommateurs occidentaux. C’est d’ailleurs pour cette raison que vous croisez le classement PA presque exclusivement sur les écrans solaires coréens et japonais, beaucoup plus rarement sur les formules européennes ou américaines, qui privilégient d’autres systèmes d’affichage UVA.
PA et SPF : deux mesures, un seul objectif de protection
Le SPF (indice de protection solaire) mesure la défense contre les UVB, les rayons responsables des coups de soleil et d’une bonne partie des cancers cutanés. Le PA mesure la défense contre les UVA, ceux qui traversent les nuages, les vitres, et qui abîment le collagène en profondeur sans forcément provoquer de rougeur immédiate. Un produit peut afficher un SPF 50 impressionnant tout en offrant une protection UVA médiocre, simplement parce que les deux filtres ne reposent pas sur les mêmes molécules actives.
C’est précisément ce que rappelle la FDA dans sa documentation sur l’étiquetage des écrans solaires : la mention « broad spectrum » (large spectre) garantit qu’un produit a été testé et validé pour couvrir à la fois les UVA et les UVB, contrairement à un simple indice SPF isolé. Aux États-Unis, où le classement PA n’apparaît pas officiellement sur les étiquettes, cette mention reste le repère principal pour la protection UVA.
Pour vérifier qu’un produit tient ses promesses, quelques réflexes suffisent :
- Cherchez la mention « broad spectrum » ou « large spectre » sur l’emballage, surtout si le produit vient d’un marché qui n’affiche pas le PA.
- Si le PA est indiqué, privilégiez PA+++ ou PA++++ pour une exposition quotidienne en extérieur.
- Vérifiez la liste des filtres UV : des filtres comme l’avobenzone ou l’oxyde de zinc couvrent une plage UVA plus large que d’autres.
Conseil de pro : Une formule mal stabilisée peut perdre une partie de son efficacité UVA après quelques heures au soleil. Cherchez les mentions de photostabilité ou les filtres encapsulés, souvent signalés sur les produits haut de gamme, car un filtre qui se dégrade vite perd sa valeur PA réelle bien avant la fin de la journée.
Comment choisir et appliquer un écran solaire selon son PA
Le bon niveau de PA dépend surtout de la durée et de l’intensité de votre exposition, pas seulement de la saison.
- Pour un usage quotidien (trajets, bureau, courses), une protection PA+++ associée à un SPF 30 couvre largement les besoins, y compris par temps nuageux puisque les UVA traversent les nuages sans difficulté.
- Pour une exposition prolongée (plage, randonnée, sport en extérieur), montez vers PA++++ combiné à un SPF 50, avec une protection large spectre confirmée sur l’étiquette.
- Réappliquez toutes les deux heures, et immédiatement après une baignade ou une transpiration importante, quelle que soit la note PA affichée : aucune formule ne résiste indéfiniment à l’eau ou à la friction.
- Sous maquillage, utilisez une brume ou un stick solaire en complément plutôt que de compter sur le fond de teint seul, rarement suffisant pour maintenir le niveau de PA annoncé.
- Devant une fenêtre ou en voiture, gardez à l’esprit que le verre bloque une partie des UVB mais laisse passer une bonne part des UVA, ce qui justifie une protection PA même en intérieur prolongé.
Les peaux à forte pigmentation ou sujettes à l’hyperpigmentation post-inflammatoire ont souvent intérêt à privilégier systématiquement PA++++, les UVA étant un déclencheur connu de taches brunes. Pour approfondir le choix selon votre type de peau, notre guide des meilleures crèmes solaires visage détaille les formules adaptées, et notre comparatif SPF 30 contre SPF 50 vous aide à ajuster l’autre moitié de l’équation.
Ce que le classement PA ne vous dit pas
Le système PA a une limite structurelle qu’on mentionne rarement en rayon : la classe PA++++ est un plafond, pas un chiffre précis. Un produit avec un PPD de 16 et un autre avec un PPD de 40 recevront exactement la même mention, alors que le second offre une protection UVA nettement supérieure. Cette agrégation, documentée dans la norme ISO 24442 sur les méthodes de mesure in vivo de la protection UVA, explique pourquoi deux crèmes affichant PA++++ peuvent se comporter très différemment sur une journée entière au soleil.
Quelques marques japonaises et coréennes commencent à afficher la valeur PPD exacte à côté du symbole PA, un détail qui vaut la peine d’être cherché si vous partez en exposition longue. Gardez aussi en tête que :
- Les résultats PPD varient selon le laboratoire, la quantité de produit appliquée lors du test et la méthode exacte suivie.
- La photostabilité d’une formule peut faire chuter sa protection réelle bien avant que le produit ne soit terminé.
- Aucun indice, PA ou SPF, ne remplace un chapeau, des lunettes ou l’évitement du soleil entre midi et 16 heures.
Ce que disent les normes et la recherche sur la protection UVA
Le classement PA ne sort pas de nulle part : il s’appuie sur des méthodes de test encadrées et sur une littérature scientifique solide concernant les effets des UVA.
- La norme ISO 24442 encadre la méthode in vivo de mesure du PPD, ce qui donne une base comparable, même imparfaite, entre les produits testés selon ce protocole.
- La FDA impose ses propres critères pour la mention « broad spectrum », distincts du système PA mais visant le même objectif : garantir une protection UVA réelle et pas seulement affichée.
- Des travaux publiés sur PMC montrent que les UVA pénètrent plus profondément dans la peau que les UVB et contribuent significativement au vieillissement cutané ainsi qu’à l’hyperpigmentation, ce qui justifie qu’on ne traite plus la protection UVA comme un simple bonus.
Ces trois sources ne se contredisent pas, elles se complètent : l’ISO donne la méthode, la FDA donne le cadre d’étiquetage, la recherche biologique donne la raison d’être de tout ce système.
Le regard de Hbps-beauty sur la lecture des étiquettes solaires

Chez Hbps-beauty, on voit passer suffisamment de fiches produit pour savoir que la confusion entre PA et SPF reste l’une des erreurs d’achat les plus fréquentes chez les consommateurs qui découvrent les cosmétiques coréens et japonais. La tentation est de se fier uniquement au SPF parce que c’est le chiffre le plus visible, alors que le PA raconte l’autre moitié de l’histoire, souvent plus déterminante sur le long terme pour la texture et la pigmentation de la peau.
Notre conviction, en tant que boutique spécialisée dans les soins et produits solaires, c’est que le meilleur réflexe reste de comparer les deux indices côte à côte plutôt que de chercher un chiffre magique unique. Un PA++++ affiché sans SPF correct ne protège qu’à moitié, et l’inverse est tout aussi vrai.
— JSCC
Trouver le bon écran solaire sur Hbps-beauty
La sélection de produits solaires est pensée pour que vous n’ayez pas à deviner ce que cache une étiquette : chaque fiche produit détaille les indices affichés pour vous permettre de comparer PA et SPF avant l’achat, sans naviguer entre dix sites différents.

La boutique réunit des marques reconnues, avec une transparence assumée sur l’origine et la composition des produits proposés. Si vous cherchez un écran solaire adapté à votre exposition, quotidienne ou prolongée, direction la page produits Hbps-beauty pour comparer les références disponibles et vérifier vous-même les mentions PA et SPF avant de valider votre commande. Pensez aussi à consulter notre article sur les gestes essentiels de protection solaire pour compléter votre routine au-delà de la seule crème.
Cet article constitue une information générale et ne remplace pas l’avis d’un médecin qualifié. Consultez un professionnel de santé qualifié à propos de votre cas personnel avant d’agir sur la base de ce contenu.
Sources
- ISO 24442:2011(en) Cosmetics — Sunscreen products — In vivo methods for measurement of sunscreen UVA protection — ISO
- PMC article discussing UVA effects and sun protection
- Skincancer
Questions fréquentes
PA++++ est-il vraiment meilleur que PA+++ ?
Oui, PA++++ correspond à un PPD donné pour la plus haute catégorie, contre un PPD situé dans la fourchette inférieure pour PA+++, ce qui signifie une protection UVA plus élevée. La différence est réelle, mais deux produits PA++++ peuvent eux-mêmes offrir des niveaux de protection très différents puisque cette classe n’a pas de plafond fixe.
Un SPF 50 équivaut-il à un PA++++ ?
Non, ce sont deux mesures indépendantes : le SPF évalue la protection contre les UVB, le PA évalue la protection contre les UVA. Un produit peut afficher un SPF 50 avec un PA faible, d’où l’importance de vérifier les deux indices ou la mention « broad spectrum » recommandée par la FDA.
Que signifie concrètement PA++++ sur un écran solaire ?
PA++++ indique le niveau de protection UVA le plus élevé reconnu par ce système, basé sur un seuil de laboratoire élevé lors des tests. C’est la mention à privilégier pour une exposition longue ou intense au soleil.
SPF 50 et PA++++ suffisent-ils pour une journée entière au soleil ?
Cette combinaison offre une protection solide contre les UVA et les UVB, mais elle ne dispense pas de réappliquer le produit toutes les deux heures et après chaque baignade. Aucun indice, même élevé, ne remplace un chapeau, l’ombre et une protection mécanique complémentaire.
Pourquoi le classement PA n’apparaît-il pas sur tous les écrans solaires ?
Le PA est un système né au Japon et largement adopté en Corée du Sud, mais il n’est pas un standard réglementaire aux États-Unis ni en Europe. Dans ces marchés, la mention « broad spectrum » ou l’indication UVA encadrée par un cercle joue un rôle comparable.